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Avant

Numéro 2

Avril

Munich

Paolo Fanale

"Je vis de l'art"

La course du Pôle Nord

Aventure

La meilleure fête au monde

Weekenders

L’endroit où Dieu a bien voulu planter l’Ouest

Vacances

Résumé

Magazine

Résumé

Résumé

Numéro 2

Munich

L'émotion pour l'art

Paolo Fanale

"Je vis de l'art"

Le ténor italien Paolo Fanale sort de la scène du Théâtre de l’Opéra de Munich pour nous accompagner dans un parcours au travers de l’art et de la culture de la ville allemande.

Aventure

La course du Pôle Nord

À moins 30 degrés, même la sueur se congèle. Le Marathon du Pôle Nord, la course la plus septentrionale du monde, complique la tâche aux "runners".

Weekenders

La meilleure fête au monde

Une fois par an, une ville éphémère dédiée à l’art s’installe au milieu du désert sud-africain. Son unique raison d’être est le divertissement. Chez AfrikaBurn, il n’existe pas de règles.

Toi et moi

Roadtripsur le toit du monde

Pour voyager ensemble sur la route de l’Amitié, il ne suffit pas d’être de bons amis. Cette route relie Lhassa, la capitale du Tibet à Katmandou, celle du Népal. Son altitude moyenne est de 4000 m.

Vacances

L’endroit où Dieu a bien voulu planter l’Ouest

L’Utah et l’Arizona se partagent la région de Monument Valley, mais celle-ci appartient pour toujours à John Ford. Car si le réalisateur américain n’était pas la gâchette la plus rapide de l’Ouest, il réussit à conquérir ce site naturel.

Culture

Cervantès, l’homme le plus désiré d’Espagne

Cela fait 400 ans que Miguel de Cervantès est mort. Il a laissé son empreinte dans la région de Castille-La Manche, mais Madrid, Séville et Barcelone n’ont jamais cessé de revendiquer son héritage.

Top 6a

La nouvelle vie des églises désacralisées

Des bars, des restaurants et des initiatives artistiques en odeur de sainteté. Ces églises abandonnées ressuscitent pour devenir des temples de la modernité.

Travelfancy

Ici, vous attendent des hôtels et des restaurants en vogue, les galeries les plus novatrices, des inaugurations et les endroits les plus branchés de la planète.

Le dernier

Vous partez en voyage ? Avant de boucler votre valise, assurez-vous de ne pas oublier nos indispensables.

Staff

Le contenu de cette publication numérique (www.passenger6a.com) a été fourni par CENTRO DE INFORMACIÓN TURÍSTICA FEED BACK S.L., domicilié à C/ Santiago Bernabeu, 10, 3º - B, Madrid 28036, CIF B-82065137 (ci-après, “TRAVELVIEW”). <br />
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Le contenu de cette publication numérique (www.passenger6a.com) a été fourni par CENTRO DE INFORMACIÓN TURÍSTICA FEED BACK S.L., domicilié à C/ Santiago Bernabeu, 10, 3º - B, Madrid 28036, CIF B-82065137 (ci-après, “TRAVELVIEW”). TRAVELVIEW est titulaire de tout le Contenu de la publication numérique, en particulier, les images, les vidéos, les articles et les contenus éditoriaux d'Information touristique diverse. TRAVELVIEW a élaboré le Contenu de la publication numérique, en particulier, les images, les vidéos, les articles et les contenus éditoriaux d'Information touristique diverse, à titre purement informatif, les utilisateurs étant responsables de s'informer et de respecter les conditions nécessaires pour réaliser tout voyage (en ce qui concerne le passeport, le visa, les vaccins, etc.). TUI Spain S.L.U, société domiciliée Calle Mesena, 22, 2º Derecha, 28033 – Madrid (Espagne), est le cessionnaire exclusif de ce Contenu. Par conséquent, il est permis uniquement de visualiser et de télécharger à usage personnel et non commercial le Contenu de la publication numérique. En aucun cas, les Utilisateurs ne pourront transférer ce Contenu à des tiers ou à des entités. De même, il est formellement interdit de copier, distribuer, modifier, reproduire, transmettre, publier, céder ou vendre le Contenu hébergé sur la publication numérique, ainsi que de créer de nouveaux produits ou des services issus du Contenu de la publication numérique.

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Patricia Gardeu

Rédactrice

Laura García

Bourrelet auxiliare

Reportage - Munich

Magazine

Vacances

Munich

L'émotion pour l'art

Texte

Guadalupe Rodríguez

Photos

Carlos Luján

Video

Juan Rayos

Une overdose artistique vous attend dans la capitale bavaroise. Suivez-nous au cœur de la culture et de l’art en Europe.\n

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ier Munich uniquement à la bière est un véritable paradoxe. Il y a un musée pour 17 500 habitants et une maison d’édition pour 5 600 personnes. “Munich est une ville relativement petite, mais la sélection de restaurants, clubs, boutiques et musées, est énorme”, assure l’entrepreneur Niels Jäger avant notre visite à l’hôtel et bar The Flushing Meadows, l’une de ses dernières initiatives. Situé dans un bâtiment industriel reconverti du quartier animé et créatif Glockenbach, c’est l’un des lieux à la mode de la ville. Comme le Goldene Bar, au musée Haus der Kunst. L’art est à la mode.\n

Lier Munich uniquement à la bière est un véritable paradoxe.

Comme Jäger le souligne la troisième plus grande ville d’Allemagne compte près de 80 musées. Réouvert en 2013, le Lenbachhaus est l’un des plus éminents. L’architecte Norman Foster a été en charge de l’élargissement du petit palais du peintre Franz von Lenbach où sont exposées les œuvres les plus connues du groupe Der blaue reiter (Le cavalier bleu). Ce mouvement artistique a commencé dans la ville au début du XIXe siècle, autour de Kandinsky et Franz Marc, désireux de rompre avec les enseignements de l’Académie des arts de Munich.\n

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La capitale de l’État de Bavière cache également 170 œuvres de l’américain Cy Twombly au Musée Brandhorst. La collection privée d’Udo et d’Annete Brandhorst a une présentation de luxe au sein du bâtiment original conçu par Sauerbruch Hutton dans le quartier de Maxvorstadt. La zone, connue sous le nom de Kunstareal (Quartier de l’Art), regorge également de restaurants, surtout dans les rues Türkenstrasse et Theresienstrasse. L’origine du nom vient de la proximité de galeries et d’écoles d’art, de musées comme Alte Pinakothek, Neue Pinakothek et à la collection d’art ancien (grec, romain et égyptien) répartie sur plusieurs bâtiments néoclassiques autour de Königsplatz. Le plus grand centre d’art contemporain d’Allemagne se trouve également à cet endroit. La collection permanente de la Pinakothek der Moderne comprend une sélection d’objets iconiques de l’histoire du design industriel, de l’automobile au mobilier et appareils électroménagers.\n

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Oktoberfest

La bière est officiellement considérée comme un plat en Bavière. Il existe environ 60 “beer garten”, ou brasseries en plein air, proposant de la bière des marques locales Augustiner Bräu, Hofbräu, Löwenbräu, Hacker-Pschorr Bräu, Spaten-Franziskaner Bräu, et Paulaner Brauerei. Ces marques se répartissent également les chapiteaux installées lors du festival annuel Oktoberfest. Six millions de personnes visitent alors la ville. Mais il est possible de profiter toute l’année de l’ambiance festive dans des brasseries comme Hofbräu Haus. Pour accompagner la boisson, les mets les plus typiques sont les saucisses blanches (“weißwurst”) avec moutarde douce et Bretzels, pains salés en forme de nœud.\n

Mais on ne peut pas parler de design automobile sans mentionner le Musée BMW. La marque automobile y expose ses prototypes jusqu’à ses modèles historiques. L’expérience de la marque de luxe est complétée au niveau du BMW Welt, signé par l’étude COOP HIMMELB(L)AU. Consacré à l’attention au client, le bâtiment en verre, très original, permet de tester les derniers modèles commercialisés et de profiter d’un restaurant aux deux étoiles au Michelin, Esszimmer. Le complexe BMW se situe dans la zone de l’Olympiapark, siège des Jeux Olympiques de 1972. Près de l’Allianz Arena, un autre site parmi tant d’autres. Cet étonnant bâtiment conçu par les architectes Jaques Herzog et Pierre de Meuron, est le stade du F.C. Bayern.\n

Mécènes : royauté et entreprises

La richesse des musées de la ville commence avec la dynastie des Wittelsbach, qui a gouverné le duché et, pendant un siècle, Royaume de Bavière. Son principal héritage dans la ville sont les palais-musée Residenz et Nymphenburg, ainsi que le parc ubano Englischen Garten. Ils sont également responsables d’innombrables bâtiments inspirés de l’art de Rome et de la Grèce, qui donnent à la ville un aspect classique et majestueux. Les fortunes industrielles et les grandes entreprises ont pris le relais en léguant à la ville d’importantes collections d’art et en subventionnant certains de ses musées pour que les habitants puissent en profiter gratuitement un jour par semaine.

“On dit que Munich est industrielle et riche face à une ville de Berlin pauvre mais sexy. Il est vrai que Munich est plus classique, mais elle a le charme de la modernité”, reconnaît Jordi Orts. Journaliste et guide touristique, il fait partie des 22% d’étrangers qui vivent dans une ville dont le taux de chômage est seulement de 4%.

La religion catholique, majoritaire, définit également la ville. A la place des gratte-ciels, ce sont les tours néogothiques de la Mairie, les dômes verts des tours de la cathédrale et la tour de l’église de Saint Pierre, la plus ancienne de la ville, qui définissent le “skyline” de Munich. Dans la petite église de Saint Jean Népomucène, ou Asamkirche, il y a autant de touristes admirant sa décoration rococo que d’habitants se recueillant pour prier en silence.\n

‘Bella’ Italia

Munich se trouve à seulement 275 km de l’Italie. Elle est connue comme la ville italienne la plus au nord à cause de l’importante communauté italienne vivant dans la ville. Les habitants de Munich sont tellement habitués à se rendre en Italie qu’ils parlent et comprennent l’italien. Les près de mille restaurants italiens qui abondent dans la ville bavaroise contribuent également à cette fascination partagée.\n

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L’amour pour la musique

La dévotion pour l’art se reflète également dans la rue. Les habitants de la ville n’ont pas douté à financer pendant 20 ans la reconstruction du bâtiment de l’Opéra National de Bavière, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. Le Théâtre, qui a été dirigé par Richard Wagner, est le plus prestigieux d’Allemagne et l’un des plus connus dans le monde entier pour la qualité de sa programmation.

“Il existe une longue tradition d’amour pour la musique classique en Bavière”, affirme Thiemo Brüll, directeur du département de musique des grands magasins Ludwig Beck. Le site de la Marienplatz offre le plus vaste éventail de CD et DVD de ce style de musique du monde. Il conserve au moins une copie de chaque titre édité. “Il y a un climat de reconnaissance pour la musique à Munich. Les artistes les plus importants viennent y jouer, les rues sont également prises par les musiciens et, au sein du magasin, nous nous efforçons de promouvoir le contact personnel avec les artistes, via de petits récitals”.

Ryan Inglis est l’un de ces musiciens. Professeur de musique en Grande-Bretagne, il se rend à Munich pour plusieurs saisons, où il enchaîne concerts dans des clubs, enregistrements et concours. Nous le retrouvons à Hofgarten, le parc du musée Residenz. Lorsqu’il n’est pas en représentation, il y joue avec une autre chanteuse hollandaise amoureuse du country et de Janis Joplin.\n

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Une culture mouvante

L’art est dans la rue, et au sous-sol. Les lampadaires conçus par Ingo Maurer éclairent certaines des stations de métro les plus frappantes de la ville et le courant culturel alternatif souterrain. Jordi Orts guide les touristes au travers des palaces, mais aussi au travers des quartiers les plus animés, où il souligne la rue où a vécu Freddie Mercury, le leader du groupe Queen. “Dans les années quatre-vingt, Munich a vécu une espèce de mutation autour du studio d’enregistrement Musikland. Les artistes les plus importants sont venus y enregistrer. Mais, à la chute du mur, les créateurs ont été transférés à Berlin, où les locaux étaient moins chers”, nous explique-t-il.

L’amour pour la culture n’a pas disparu. D’anciennes installations industrielles comme Import Export, Muffatwerk ou Kultfabrik accueillent maintenant une programmation variée de concerts aux différents styles, petits marchés, pièces de théâtre, expositions, récitals de poésie…

Il y a de la place pour toutes les disciplines, même une vague artificielle sur un canal de la rivière Isar pour les amateurs de surf les dimanches d’hiver. Niels Jäger le résume ainsi : “La ville a beaucoup changé ces dernières années. Munich est maintenant prête à oublier son aspect conventionnel”.\n

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Interview - Paolo Fanale

Magazine

Interview

"Je vis de l'art"

Mois de passegers

Paolo Fanale

Le ténor italien Paolo Fanale sort de la scène du Théâtre de l’Opéra de Munich pour nous accompagner dans un parcours au travers de l’art et de la culture de la ville allemande.\n

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Les répétitions générales de l’Opéra de Paris ne sont généralement pas une révolution sur les réseaux sociaux. Mais un jeune ténor italien a fait le buzz sans le vouloir en chantant “Stabat Mater”, de Rossini, avec un tee-shirt qui laissait deviner un tatouage. “Un dieu du stade avec une voix divine”, voilà comment a été qualifié Paolo Fanale après que la vidéo de son interprétation soit devenue un succès sur Youtube. Exemple de la rénovation que vit l’Opéra dans le monde entier, nous l’interviewons à Munich, où il participe à la représentation de “Così fan tutte”, de Mozart, avec l’Opéra National de Bavière.\n

Tout comme la ville, Paolo Fanale combine classicisme et modernité : “Munich est un mélange parfait entre modernité et histoire. Je m’y reconnais parce que je suis très moderne, mais mon travail est historique, et actuel. Munich est une ville tranquille, sûre, jolie…je pourrais même dire parfaite”.

Spécialisé dans les rôles de ténor lyrique léger et lyrique pur, le souhait de son père d’étudier le piano a marqué son destin en lui permettant de découvrir l’opéra. Ses debuts à 25 ans en 2007 à Palerme ont été le premier pas d’une carrière qu’il a construit au Metropolitan de New York, au Grand Teatre del Liceu de Barcelone, ou à l’Opéra d’Helsinki. Fanale reconnaît que l’Opéra vit actuellement un moment délicat, de renouvellement du théâtre, mais de grands projets continuent de se monter et de grands artistes continuent à affluer. “Je suis fan de Roberto Alagna. C’est un chanteur que j’aime beaucoup, également parce qu’il vient de ma terre natale, la Sicile”.

Cette carrière fulgurante a un coût. L’année dernière, il n’est rentré chez lui, à Marsala, qu’un mois. “Je suis un chanteur d’opéra. Je travaille au théâtre. Grâce à ce travail, je peux énormément voyager. Le seul point négatif c’est d’être éloigné de ma famille. C’est le prix à payer”, reconnaît-il. Une famille avec un bébé de quelques mois, sa deuxième fille.\n

Chaque œuvre exige en moyenne entre dix jours et trois semaines en ville, entre les répétitions et les représentations, plus les concerts ou autres engagements professionnels. “Les heures passées sur les planches sont énormes, mais je ne peux cacher la soif de ce qui est à l’intérieur de moi et je récupère du temps comme je peux. Lorsque je suis dans une ville comme la belle Munich, j’essaye de découvrir sa culture et ses coutumes, parce que je vis de l’art”, assure-t-il.

“Cette ville offre énormément. La première fois que je suis arrivé, j’ai pensé : ¡Mama mía! C’est une ville incroyable. Lorsque je suis ici, et que j’en ai l’occasion, j’assiste à un concert ou un ballet. L’art se dessine tous les jours. L’amateur de musique classique doit également se rendre au centre commercial Ludwig Beck, à Marienplatz. C’est un lieu divin”.

“Munich est pleine d’histoire et d’art”, insiste Paolo Fanale. Même s’il ne peut s’empêcher de parler, avec son agent de presse, également sicilien, de la rivalité entre les deux équipes de football de l’île italienne, il reconnaît qu’il n’est pas fan de foot. Les voitures, par contre, je m’y connais.

“Hypertechnologique et scintillant”, c’est ainsi qu’il décrit le Musée BMW, qui reprend l’histoire de la marque depuis qu’elle fabriquait des moteurs et des avions jusqu’aux voitures commercialisées aujourd”hui. Fidèle à la dichotomie entre modernité et classicisme, il ne doute pas à défendre une seconde le palais royal et musée Residenz comme “l’un des plus beaux palais d’Europe”. Et il commente, ravis, les détails de la décoration du théâtre de l’opéra, dirigé autrefois par Richard Strauss, et où ont été lancés les opéras de Richard Wagner. “Un lieu qui me fascine est Lenbachhaus, la résidence d’un peintre et galerie d’art avec des œuvres du XIXe siècle jusqu’à l’époque contemporaine”.\n

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“Autre lieu à visiter : la cathédrale, très belle, dans laquelle on raconte qu’il y a une empreinte du diable”, recommande le ténor. La légende raconte que le diable s’est fâché puisque trompé par l’architecte, qui lui avait promis de construire une église sans fenêtres s’il n’intervenait pas au cours du chantier. “C’est peut-être vrai”, dit-il en riant.
Paolo Fanale complète son parcours au travers des attraits de Munich avec une recommandation gastronomique : “Tout visiteur se doit de manger un Bretzel et de boire une bière. Ce sont les meilleurs du monde”. Il reconnaît que conserver une discipline physique est très important pour son travail. Mais il ne peut pas dire non à une bonne bière. Un autre pacte avec le diable ?\n

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Aventure

Magazine

Aventure

La course du Pôle Nord

À moins 30 degrés, même la sueur se congèle. Le Marathon du Pôle Nord, la course la plus septentrionale du monde, complique la tâche aux "runners". \n

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nfin le Pôle! Le prix de trois siècles, mon rêve et mon ambition pendant 23 ans. À moi, enfin… C’est ce qu’a écrit dans son journal de voyage l’explorateur américain Robert Peary, qui a eu pour obsession d’être le premier homme à marcher sur le Pôle Nord, le congélateur de la planète. Son exploit, réussi prétendument en 1909, a été noirci par son pire ennemi Frederick Cook, qui a affirmé l’avoir atteint un an plus tôt. \n

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Foto: North Pole Marathon / Copyright, North Pole Marathon

Le record est détenu par l'irlandais Thomas Maguire, qui a achevé la course en 3 heures, 36 minutes et 10 secondes.

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Atteindre les 90° de latitude nord demeure aujourd’hui, l’objectif du Marathon du Pôle Nord, la course la plus froide du monde. La première a eu lieu en 2002,lorsque Richard Donovan, actuel directeur de la course, a couvert la distance en solitaire. 42,195 kilomètres sur l’eau congelée, avec une croûte de glace qui atteint un mètre et demi d’épaisseur et qui se déplace à une vitesse de douze kilomètres par jour. C’est la seule barrière qui sépare les coureurs des 4 000 mètres de profondeur de l’océan Arctique. “Le point positif, affirme Donovan, c’est qu'”il ne faut pas se préoccuper de la circulation”.\n

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42,195 kilomètres sur l'eau congelée, avec une croûte de glace qui atteint un mètre et demi d'épaisseur et qui se déplace à une vitesse de douze kilomètres par jour.

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L’aventure (et l’acclimatation) commence en avril dans l’archipel de Svalbard (Norvège), dont la population des ours dépasse celle des hommes. Si la climatologie accompagne, les “runners” empruntent un Antonov russe jusqu’à l’une des zones les plus reculées du monde, la base polaire Barneo, construite pour une période de trois semaines près du Pôle Nord géographique. Seule une demi-douzaine de tentes donnent une autre couleur à la resplendissante plaine blanche. Dès que les coureurs foulent la glace, il est bon de s’en remettre au dieu du “bon temps” pour le coup de départ. Il peut survenir à tout moment, la lumière du jour dure 24 heures à cette époque de l’année.
“C’est une course faite pour ceux qui en veulent”, reconnaît Donovan. Ce qui ne l’empêche pas d’attirer tout type de courageux. Des athlètes et coureurs d’ultramarathon jusqu’à une grand-mère de 66 ans du pays de Galles.\n

Foto: North Pole Marathon / Copyright, North Pole Marathon

Elle est reconnue officiellement comme le marathon le plus au nord de la planète.

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Foto: North Pole Marathon / Copyright, North Pole Marathon

Généralement, la préparation physique est de15 à 20semaines.

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Ce froid objet du désir

Depuis des années, cinq pays se disputent la possession des immenses richesses de l'Arctique. Les États-Unis avec l'Alaska, le Danemark à travers le Groenland, la Norvège, la Russie et le Canada.\n

Quarante-trois participants de tous les continents et vingt et un pays étaient représentés dans le marathon de 2015, qui a enregistré une sensation thermique de -41ºC. Le tchèque Petr Vabrousek a conquis la mer de glace et a remporté la course en quatre heures, 22 minutes et 24 secondes. Ici, l’ennemi juré reste le froid extrême et la sensation thermique peut atteindre les -60ºC. C’est pourquoi certains coureurs, comme l’Espagnol Fernando González, optent pour un entraînement à l’intérieur d’usines frigorifiques industrielles. De manière ironique, le principal problème avec des températures si extrêmes, c’est que la sueur se congèle et que cela produit une suffocation du fait de l’excès de vêtements. Une autre difficulté est le terrain, dangereusement plat et semé de crevasses, d’amoncellements de blocs de glace et de neige molle. Cela oblige à utiliser des raquettes de neige sur certains tronçons pour stabiliser la marche.\n

“Rien n’est comparable à l’expérience surréaliste du Marathon du Pôle Nord. C’est une aventure qui n’a pas de prix”, assure Steven Seaton, coureur et éditeur de la revue Runner’s World Magazine. Après avoir atteint l’objectif, peu importe qui a gagné. Le prix partagé par tous les coureurs passe par se rendre en hélicoptère au point exact le plus au nord de la planète, où la boussole marque les fameux 90º de latitude nord. C’est là qu’ils se prennent en photo, comme preuve de son courage, chose que n’ont pas pu faire Peary ou Cook, et qui confirme leur conquête du Pôle Nord.\n

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Foto: North Pole Marathon / Copyright, North Pole Marathon

L'inscription pour le marathon de 2017 est déjà ouverte. Son prix est de 13 800 euros.

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Le lieu le plus solitaire sur la glace

En termes d'inaccessibilité, le Pôle Nord est le lieu le plus difficile à atteindre. Il se situe au centre de l'Océan Arctique et représente le point le plus éloigné de toute parcelle de terre, à environ 450 kilomètres du Pôle Nord géographique. Une expédition britannique a prévu de s'y rendre en 2016.\n

Weekenders

Magazine

WEEKENDERS

La meilleure fête au monde

Une fois par an, une ville éphémère dédiée à l’art s’installe au milieu du désert sud-africain. Son unique raison d’être est le divertissement. Chez AfrikaBurn, il n’existe pas de règles.\n

Photo: ©Shanna Jones

L’AfrikaBurn a un esprit ouvert, sans restrictions.

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Dix ans d’AfrikaBurn

Chaque année, l’AfrikaBurn s’articule autour d’un thème central. Pour cette édition c’est le X, chiffre romain indiquant le nombre 10 ou lettre représentant une inconnue. Un hommage à la Xe édition du festival, sous forme de clin d’œil au passé et à l’avenir. \n

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lus de 16 000 km séparent le désert du Tankwa Karoo National Park (Afrique du Sud) de celui de Black Rock (Nevada, États-Unis). Qu’est-ce qui relie donc ces régions aussi lointaines ? D’abord, leur climat semi-désertique. Ensuite, elles accueillent deux des festivals les plus sauvages de la planète : leBurning Man (l’original) etl’AfrikaBurn (sa version sud-africaine). Une fois par an, des milliers de personnes se rendent dans ces villes temporaires au milieu de nulle part pour donner libre cours à leur créativité et se divertir. Quelle bonne idée !
 
Tout a commencé sur une plage de San Francisco en 1986 quand un groupe d’amis décida de se réunir pour fêter le solstice d’été. À la fin de la fête, une figurine masculine en bois fut brûlée. Burning Manvenait de voir le jour. Dans les années 1990, le festival prit une telle ampleur qu’il dut déménager dans un lieu plus ouvert : le désert du Nevada. Dès lors, l’assistance moyenne s’éleva à quelque 70 000 burners (le nom donné aux participants du festival) et, aujourd’hui, les entrées disparaissent en quelques minutes, loin de la clandestinité qui caractérisait ce festival au cours des premières années. Certains gourous de la Silicon Valley sont d’ailleurs accusés d’avoir dénaturé le festival en déployant de véritables maisons temporaires dans le désert.\n

L’histoire de l’AfrikaBurn est plus récente. Le premier festival réalisé sur le sol sud-africain date de 2007. De moindres dimensions, le « petit frère »de Burning Man accueille proportionnellement 10-15 % du public de l’événement américain, encore qu’il attire chaque année plus de visiteurs et de nationalités plus diverses. L’édition de 2016 aura lieu du 25 avril au 1er mai au Tankwa Karoo National Park, à environ 300 km au nord de la ville du Cap. Chaque participant reçoit un passeport avec un message très clair : « Dansez, amusez-vous, criez, égosillez-vous,faites des pirouettes, bondissez tout nu et hurlezlibrement à la lune, sans crainte. »\n

Photo: © Ludovic Ismael

Certaines œuvres d’art à grande échelle seront installées dans des environnements urbains unefois le festival clôturé.

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Photo: ©Ludovic Ismael

Les costumes et accessoires pourraient sortir d’un film.

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Photo: ©Ludovic Ismael

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Les nuits sont très froidesà Tankwa Karoo alors que les températures diurnes peuvent atteindre facilement 40 °C (à l’ombre). Pour arriver jusqu’à ce désert, il faut traverser un chemin de sable d’une bonne centaine de kilomètres,loin de toute civilisation.\n

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Environnement hostile

Le DJ londonien Ali B, qui participa à l’AfrikaBurn en 2011, définit le festival comme « la meilleure fête sur Terre ». Le principe est simple : les gens se rassemblent dans une ville temporaire dédiée à toutes les expressions artistiques imaginables – ou non. Les déguisements, les performances et les véhicules mutantspour se déplacer dans tout le campement remportent un franc succès. L’organisation fournit uniquement des glaçons aux participants, le reste (nourriture, boisson, lit) doit être couvert par chaque burner. Il n’y a ni vendeurs ni sponsors. Le festival a été créé par un organisme à but non lucratif dont l’objectif est la coordination de cet événement annuel. Pour cette dixième édition, 11 000 entrées ont été mises en vente. Le campement temporaire selèvera autour d’une figurine centrale quibrûlera à la fin de la fête. L’AfrikaBurn est le résultat de l’expression artistique d’une communauté de volontaires. Sans règles, mais avec onze commandements. En voici quelques-uns : participation, échange de cadeaux et respect de l’environnement, ce qui implique de ne laisser aucun déchet derrière soi afin que le désert redevienne désert.  \n

Le « petit frère » duBurning Manatteintproportionnellement 10-15 % dupublicde l’événement américain

Photo: ©Ludovic Ismael

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Photo: ©Ludovic Ismael

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Photo: ©Ludovic Ismael

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Photo: ©Ludovic Ismael

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Toi et moi

Magazine

Toi et moi

Roadtripsur le toit du monde

Pour voyager ensemble sur la route de l’Amitié, il ne suffit pas d’être de bons amis. Cette route relie Lhassa, la capitale du Tibet à Katmandou, celle du Népal. Son altitude moyenne est de 4000 m.\n

Elle traverse l’Himalaya et passe près de la montagne la plus célèbre du monde : leQomolangma, encore que vous préfériez sûrement son autre nom, l’Everest. Cette route vers les cieux est l’une des plus hautes du monde, avec des tronçons à plus de 5 200 m. Pendant les cinq jours que dure habituellement le trajet en voiture (contre 26 à vélo), la route de l’Amitié fait honneur à son nom et resserre les liens de ceux qui vont à sa conquête. Sans compter que le voyage peut être empreint d’un certain mysticisme. Et même si le chemin est lointain et solitaire, ‘you’ll never ride alone’.\n

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Cette route est formée par deux voies, la 318 du Tibet et l’Arniko Rajmarg du Népal. Au total, quelque 900 km de paysages et nature. La route démarre à Lhassa, surnommée jadis la « cité interdite » du fait que les étrangers y eurent un accès restreint jusque dans les années 1960. Les trois jours de période d’adaptation exigés par ses 3650 m d’altitude sont l’occasion idéale pour explorer la zone.\n

L’odeur des bougies au beurre de yak imprègne tout

Elle abrite la dernière résidence du Dalaï-Lama, le palais du Potala. Ses treize étages quasiment incrustés dans la montagne forment un imposant bâtiment bicolore composé d’un palais blanc et d’un palais rouge. C’est un patrimoine de l’humanité avec le palais de Norbulingka et le temple de Jokhang. C’est autour de ce dernier que la korase se déroule; un pèlerinage qui est l’occasion pour environ dix mille personnes d’effectuer un rituel priant en cercles. L’odeur des bougies au beurre de yak imprègne tout.\n

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Photo: http://himalayajourney.com/

Lhassa possède deux grands monastères, Sera et Drepung. Ils hébergent des centaines de moines.

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L’architecture tibétaine se déploie tout le long du chemin sous la forme de temples et monastères à l’image du Kumbum de Gyangtsé, premier arrêt après Lhassa. Ses 108 chapelles sont ornées de peintures de Bouddha et contiennent plus de 3000 statues. On l’appelle le « stupa des innombrables Bouddhas ». Pour y arriver, il faut traverser des vallées et des passages montagneux qui font également partie de l’architecture ancestrale du Tibet. Le premier passage, Kamba La, à 4794 m, offre les meilleures vues sur le lac Yamzho Yumco (« lac jade »), bien qu’en réalité, il présente diverses nuances du bleu marine au turquoise. Le passage le plus élevé est Gyatso La (5248 m). On y distingue les pics enneigés des fameux sommets de plus de huit mille mètres qui semblent un peu plus près.\n

Une halte obligatoire

La route de l’Amitié est reliée au chemin menant au camp de base de la face nord de l’Everest. Le passage Geu La, à 5 100 m, récompense les alpinistes par une vue sur les cinq sommets de plus de huit mille mètres dont le plus haut du monde, l’Everest.\n

Photo: http://himalayajourney.com/

Les Tibétains se sont adaptés à la vie à plus de 4000 m d’altitude.Selon la revueNature, c’est grâce à la génétique de leurs ancêtres.

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Le chemin sinueux de haut en bas de l’Himalaya est parsemé de petits villages aux coutumes tibétaines. Shigatsé est la deuxième ville la plus importante. On y trouve le monastère Tashilhunpo où le Panchen-Lama, deuxième figure du bouddhisme derrière le Dalaï-Lama, vivait autrefois. Beaucoup plus petit, le monastère de Rongbuk est situé à la plus haute altitude du monde, c’est-à-dire à 5030 m. Les alpinistes y passent avant de se diriger vers leur camp de base pour l’Everest.

Le Népal apparaît de l’autre côté du pont de l’Amitié. 115 km séparent la frontière de la capitale népalaise, Katmandou. Il reste encore des endroits à explorer comme la cité médiévale de Bhaktapur, mais la destination finale approche. ‘Namaste maro sathi’, adieu les amis.\n

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Guide abrégé des symboles tibétains

Les moulins à prières comportent un mantra. Quand ils tournent, les bouddhistes croient que le vent emporte la prière. Les petits fanions colorés accrochés aux pagodes et aux toits s’appellent des drapeaux à prières. Ils viennent d’une croyance antérieure au bouddhisme et représentent les cinq éléments. \n

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L’endroit où Dieu a bien voulu planter l’Ouest

L’Utah et l’Arizona se partagent la région de Monument Valley, mais celle-ci appartient pour toujours à John Ford. Car si le réalisateur américain n’était pas la gâchette la plus rapide de l’Ouest, il réussit à conquérir ce site naturel.\n

À

l’instar des stars d’Hollywood, Monument Valley devrait avoir son agent. Car elle passa bien tard devant les caméras. En 1939, moment où John Ford sortait La chevauchée fantastique, le western ne connaissait pas son meilleur moment. Le réalisateur proposa de mettre en valeur Monument Valley dans l’univers du cinéma et de transformer cette plaine rouge rugueuse et poussiéreuse en son plateau de tournage particulier jusqu’en1964. Il en repartit avec neuf films sous le bras. Aujourd’hui Monument Valley est l’un des lieux les plus photographiés du monde.\n

« Si vous aimiez John Ford, celui-ci faisait en sorte que cet amour se retournât contre vous », affirme Glenn Frankel, gagnant du Pulitzer et auteur de The searchers,un livre basé sur le film la Prisonnière du désert. Et même si Ford tomba dans le cliché hollywoodien avec Katherine Hepburn, il entretint une relation amoureus tumultueuse avec le cinéma et notamment avec Monument Valley.\n

Quelqu’un vendit la mèche à Ford

Harry Goulding était un commerçant propriétaire de terres à Monument Valley. Vu les problèmes sérieux rencontrés par les Navajossuite à la Grande Dépression, Goulding voyagea à Los Angeles à la recherche d’un réalisateur qui souhaiterait venir y tourner. Il réussit à convaincre John Ford et le reste appartient à l’histoire du cinéma. Aujourd’hui, le Goulding’s Lodge, hôtel et musée, est un lieu de souvenirs et continue d’accueillir des visiteurs.\n

Quand il y travaillait, il s’enfonçait dans son fauteuil de réalisateur, avec son cache-œil et son génie irritable. Mais le berceau de ses films n’eut jamais rien à lui reprocher, car il ne provoqua jamais le courroux deFord, en effet, pour lui, c’était« le lieu le plus complet, beau et tranquille de la terre ».Une mer de sable rougeâtre interrompue par des plateaux isolés, des promontoires et des monolithes de grès qui s’élèvent jusqu’à 300 m. C’est « là où Dieu a bien voulu planter l’Ouest », ajouter à son acteur fétiche John Wayne, « le plus dur » de ces terres.
Le Monument Valley Navajo Tribal Park appartient à la Nationnavajo, la plus grande réserve d’Amérindiens des États-Unis. Ce parc est accessible par la fameuse route US 163, si longue et rectiligne que Forrest Gump lui-même dut s’arrêter en chemin. Ses formes capricieuses viennent de l’érosion continue de l’eau et du vent qui a commencé à les sculpter il y a des millions d’années. S’enfoncer dans le ‘Far West’est bien plus qu’aller à la recherche d’un virevoltant, cette plante mythique des westerns, qui ressemble à une boule de paille sèche roulante. Aujourd’hui, la plus grande aventure est de parcourir en jeep les 27 km de Valley Drive, un chemin poussiéreux non asphalté, aux côtés d’un guide navajo. Les Navajos vivent du tourisme, mais ne souhaitent pas de route pavée dans le parc, car cela reviendrait à ouvrir la porte au tourisme de masse.\n

« The Three Sisters » est une formation qui rappelle une religieuse et ses deux pupilles. John Wayne dit en plaisantant qu’elles formaient un W en son honneur.

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Le plateaule plus poussiéreux

Le premier western de Monument Valley ne porte pas le sceau de John Ford, mais celui de George B. Seitz, qui y réalisa The vanishing American en 1925. Les autres films qui y ont été tournés sont Retour vers le futur III(1990), Thelma et Louise (1991), et Lone Ranger, naissance d'un héros(2013).\n

Lemille 13 de la route US 163 est le point exact où Forrest Gump cessa de courir.

Grâce à la profondeur de champ, des formations commeThe Mittens (les moufles), The Camel Butte (le chameau), The Three Sisters (les trois sœurs) et The Thumb (le pouce) sont devenues des personnages des films de Ford, des témoins muets des courses du septième régiment de cavalerie à grand renfort de trompettes, comme dans Fort Apache et La charge héroïque.

Enfin, avoir un belvédère à son nom avec le meilleur panoramique de la vallée est bien mieux qu’une étoile sur le Hall of Fame. Le John Ford’s Point est d’ailleurs l’un des lieux les plus fréquentés. Un rocherau bord d’un plateau servit également pendant des années d’affiche publicitaire à Marlboro. Dans cet hommage naturel au grand réalisateur, surnommé Natani Nez (grand leader) par les Navajos, vous pouvez photographier un cavalier solitaire qui s’installe chaque jour au grand plaisir des visiteurs. Il est également possiblede se prendre pour John Wayne pendant une demi-heure, à cheval, mais sans êtr epoursuivi par les Comanches.

Dieu a certes planté l’ouest au Monument Valley, mais ce fut Ford qui se chargea de répandre la bonne nouvelle. Musique et fondu au noir.\n

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Le Monument Valley Navajo Tribal Park appartient à la Nationnavajo, la plus grande réserve d’Amérindiens des États-Unis.

Culture

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Cervantès, l’homme le plus désiré d’Espagne

Cela fait 400 ans que Miguel de Cervantès est mort. Il a laissé son empreinte dans la région de Castille-La Manche, mais Madrid, Séville et Barcelone n’ont jamais cessé de revendiquer son héritage.\n

ervantès est vivant. Preuve en est, il a un compte Twitter : @Cervantes_Vive. Une manière de rendre hommage à l’écrivain espagnol le plus connu de tous les temps à l’occasion du quatrième centenaire de sa mort. « Celui que voici, avec ce visage aquilin, les cheveux châtains, front lisse et dégagé, la gaieté dans les yeux et le
nez busqué, quoique de bonnes proportions ». Ainsi se décrit-il dans le prologue de ses Nouvelles exemplaires, par le biais de ce qui ressemble furieusement à un autoportrait. Miguel de Cervantès Saavedra était bègue. S’exprimant mieux du bout de sa plume, il écrivit le livre le plus traduit après la Bible.N’oublions pas que L’ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manchepeut être lu dans plus de 140 langues !
S’il est né à Alcalá de Henares (Madrid, Espagne) en 1547, l’Alcazar de San Juan (dans la ville de Ciudad Real) prétend que l’auteur du Quichotte aurait vu le jour entre ses murs. Le musée Casa Natal de Cervantès, situé dans le vieux centre d’Alcalá, possède la deuxième édition en castillan de Don Quichotte, imprimée en 1605. Il existe un train de Cervantès qui part de la gare d’Atocha (Madrid). Sa destination est Alcalá et on peut y respirer une atmosphère cervantes que tout au long du trajet, car des acteurs vêtus à la mode du XVIIe siècle jouent des fragments de ses œuvres.\n

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Photo: Carlos Luján

: Il existe une route alternative de 600 km pour marcher sur les pas de Don Quichotte en camping-car.

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Photo: Carlos Luján

Le musée Casa Natal de Cervantès a élaboré un itinéraire théâtralisé reposant sur les péripéties de Don Quichotte ; elle sera disponible à l’été 2016.

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La littérature a un quartier à Madrid

Le Barrio de las Letras (Quartier des Lettres) fut le foyer et le lieu de réunion des plus éminents auteurs du Siècle d’or espagnol.Cervantès vécut et mourut au nº 2 de la rue qui porte aujourd’hui son nom. Il résida également au nº 18 de la calle Huertas, bâtiment qui abrite de nos jours le célèbre restaurant Casa Alberto. \n

La mairie a conçu un programme d’activités (expositions, concerts, théâtre, danse et cinéma) pour commémorer le IVe centenaire de la mort de l’écrivain. Son objectif est de mieux faire connaître Cervantès, auteur de plus de 30 ouvrages, qui mérite d’être connu au-delà de son fameux hidalgo à la« complexion robuste, maigre de corps, sec de visage » qui lui valut une réputation universelle et parvint quasiment à l’éclipser. 
« Dans un village de la Manche dont je ne saurais me rappeler le nom… » est la phrase la plus reprise de la littérature espagnole. Et plusieurs villages de la Manche se disputent cet honneur. Villanueva de los Infantes (Ciudad Real) est celui qui réunit le plus d’arguments en sa faveur. C’est du moins ce que les chercheurs qui analysèrent pendant dix ans les chemins et la période historique du Quichotte affirment. Mais il pourrait également s’agir d’Argamasilla de Alba. Que le narrateur ait souhaité ne pas s’en souvenir aurait du sens, car c’est là qu’il aurait été emprisonné dans la grotte de Medrano, accusé d’avoir réalisé des perceptions d’impôts hors de sa juridiction.\n

Photo: Carlos Luján

On trouve une reproduction des fonts baptismaux du dramaturge dans le Centre d’interprétation d’Alcalá de Henares.

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Les héros voient pour la première fois la mer à Barcelone depuis la porte d’un rempart, alors qu’ils arrivent au terme de leur aventure. La Facultad de Náutica (École de la Marine marchande)se dresse aujourd’hui à sa place. Cervantès visita la ville au moins une fois et logea au numéro 2 du Paseo de Colón. La cité lui rend hommage au Liceo de Barcelona, le 20 août, avec la première de L’homme de la Manche, une comédie musicale moderne, « une version tout à fait inédite », selon les organisateurs. Le 6 octobre, l’œuvre sera jouée au Nuevo Teatro Alcalá de Madrid où elle restera à l’affiche pendant toute la saison.
Avant de publier Don Quichotte, Cervantès vécut en Andalousie pendant dix ans. Il assura la perception des impôts pour les galères de Philippe II. Il fut excommunié, accusé de prévarication et emprisonné dans la prison royale de Séville. C’est là qu’il commença à plancher sur ce qui deviendrait son œuvre phare, comme il le souligne dans le prologue de la première partie : « Il pouvait s’engendrer dans une prison, où toute incommodité a son siège. » Il avait presque 58 ans quand Don Quichotte vit le jour. Cette publication fut une surprise, car cela faisait 20 ans qu’il n’avait plus rien publié. Le succès fut immédiat et Don Quichotte devint plus qu’un personnage. Le poète et critique littéraire espagnol Dámaso Alonso affirme ainsi qu’« Il est l’Espagne ». \n

Nombreux sont ceux qui croient qu’il mourut le 23 avril, date actuelle de la journée internationale du livre. Or il mourut de diabète le 22 avril. Sa dépouille repose dans le couvent des Trinitaires Déchaussés de Madrid. Aucune preuve ADN n’entérine cette thèse, mais c’est ce que les anthropologues ont prétendu après avoir analysé ces restes. La littérature préfère penser qu’il est immortel.\n

Controverses sur la mort de Cervantès

Le musée Casa Natal de Cervantès, situé dans le vieux centre d’Alcalá, possède la deuxième édition en castillan de Don Quichotte, imprimée en 1605.

Photo: Carlos Luján

La grotte de Medrano a été déclarée monument d’intérêt historique et artistique en 1970.

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Photo: Carlos Luján

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Photo: Carlos Luján

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Photo: Carlos Luján

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La nouvelle vie des églises désacralisées

Des bars, des restaurants et des initiatives artistiques en odeur de sainteté. Ces églises abandonnées ressuscitent pour devenir des temples de la modernité.

ÉGLISE SKATE (Asturies, Espagne)

Le groupe Church Brigade et l’artiste Okuda San Miguel ont transformé l’église de Santa Bárbara en temple du skateboarding. Si vous désirez patiner, contactez-les à travers la page Web du lieu.

The Church

La St. Mary’s Church a fermé en 1964. Quatre décennies plus tard, elle a rouvert ses portes, métamorphosée en bar à la mode de la capitale irlandaise. Elle comprend un restaurant, un café, un club et une zone de barbecue.

The Jane

« La nourriture est notre religion ». Nick Bril et Sergio Herman sont aussi directs que cela quand ils parlent de leur restaurant. La cuisine a évidemment été installée à la place de l’autel.

Selexyz Dominicanen

Selexyz et le cabinet d’architecture Merkx+Girod ont transformé cette église gothique en l’une des plus belles librairies du monde. Si vous voulez lire dans un silence sépulcral, ce lieu est fait pour vous.

ACE HOTEL DOWNTOWN LOS ÁNGELES

Le passé religieux de l’hôtel le plus chic du Downtown transparaît dans sa terrasse en forme de tour gothique. Il fut auparavant le siège d’United Artists, le studio de Charlie Chaplin et Mary Pickford.

Paradiso

Cette ancienne église du XIXe siècle est aujourd’hui une salle de concert. Des monstres sacrés de l’envergure de Nirvana, des Rolling Stones ou d’Amy Winehouse ont foulé sa scène.

Hotel Mercure Poitiers Centre (Poitiers, France)

Photo: Elchino Pomares

Photo: Eric Kleinberg

Photo: Roos Aldershoff

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Des chambres pour naviguer

Dormir dans un hôtel flottant ne veut pas forcemment dire dormir dans un cabine. Les chambres du catamaran conçues par la compagnie de yachts Salt & Water's sont de véritables bungalows flottants avec leur propre toit. Ce sont les clients qui décident de leurs visites aux zones communes pour le petit-déjeuner et de leurs moments d'intimité.\n

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Le festival des gens richeset des célébrités

Le festival de Coachella se déroule entre les palmiers et les collines de la ville d’Indio, à 200 km à l’est de la Californie. Il a la particularité de réunir le plus grand nombre de célébrités au mètre carré. N' Roses et Calvin Harris à l’affiche, il devrait afficher completau cours de ses deuxweek-ends (du 15 au 17 et du 22 au 24 avril).\n

Photo: Etoile-Sur-Mer Annabelle Schachmes

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Intense goût de la mer

La mer Méditerranée se rapproche du centre de Paris au restaurant Étoile-Sur-Mer, du chef Guy Savoy. La baignade peut commencer avec quelques huîtres au bar d'à coté, L'Huîtrade. La mer se met au service du fidèle convive dans le cadre de la définition de la cuisine du Savoy : "L'art de transformer en bonheur des produits chargés d'histoire".\n

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L’art revient à San Francisco

Le 14 mai, le MOMA de San Francisco– leplus important centre d’art moderne des États-Unis après le MOMA de NewYork – rouvrira ses portes. Suite à des travaux d’agrandissement, son espace a doublé et il compte désormais sept étages. La première exposition présentera la collection Fisher, la plus grande collection privée d’art contemporain.\n

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Prada + Milán = Art

Une ancienne distillerie transformée en un centre d'art dans une ville plus connue pour la mode que pour l'art contemporain. Le nouveau siège de la Fondazione Prada, à Milan, entrecroise bâtiments existants et remodelés à d'autres édifices entièrement nouveaux. L'une des structures les plus connues est sa maison enchantée, une tour recouverte de feuilles d'or. \n

Photo: © Sergio Tapiro

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« Le pouvoir de la nature »

C’est le titre de cette photographie du volcan Colima (Mexique) récompensée par le troisième prix du World Press Photo dans la catégorie « Nature ». Surnommé le « volcan de feu », le Colima est toujours actif. Ses éruptions sont un spectacle intéressant, visible depuis les communes avoisinantes de Comala, Cuauhtémoc, Tuxpan et Zapotitlán. \n

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Infinity Pillow Huzi

Un oreiller circulaire qui permet une infinité de combinaisons. Fait à la main, en fibres de bambou et avec rembourrage Thinsulate de 3M™ pour plus de confort et de douceur.\n

Fujifilm Instax Mini 70 Camera

Si vous pensez que les “smartphones” ont définitivement signé la fin des appareils photo analogiques, c’est que vous ne connaissez pas encore le successeur du fameux Polaroid. Facile, instantané, fiable et amusant.\n

Freitag Maurice & Julien Tote

La novatrice entreprise suisse a créé un sac à main également utilisable comme sac à dos. Comme le reste de ses produits, les matériaux sont des bâches de camions recyclées. Disponible en deux tailles.\n

Bose SoundLink Around-Ear Wireless Headphones II

15 heures d’autonomie pour un casque sans fils pour écouter de la musique ou parler au téléphone durant les longs voyages.\n

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